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Copropriétés : comment faire baisser votre facture de gaz ?

Posté le 19 août 2021

Dans les copropriétés, le coût du gaz peut représenter une part importante du montant global des charges. Certains travaux permettent de réduire considérablement la consommation énergétique d’un bâtiment et ont donc un impact significatif sur la facture énergétique. On vous en dit plus sur les solutions qui s’offrent aux copropriétés dans ce domaine.

Remplacer le système de chauffage au gaz

Si la chaudière collective gaz alimentant la copropriété est vieillissante, il est peut-être temps de la changer pour réaliser de substantielles économies d’énergie. Ce changement aura un impact direct sur le montant de votre facture. À titre d’exemple, l’installation d’une chaudière à condensation de dernière génération améliore de 25 à 30 % les performances de chaudières de plus de 25 ans, selon l’ADEME.

Il n’est pas rare que les logements soient équipés de chaudières individuelles de gaz. De la même manière, pour réaliser des économies d’énergie, vous avez tout intérêt à programmer des travaux de remplacement de ces équipements.

Parallèlement au changement de l’installation de chauffage, il est important d’équiper les logements de thermostats. Ces derniers permettent de réguler la température intérieure et contribuent à la réduction de la facture d’énergie.

Bon à savoir : Un simple vote à la majorité simple suffit

Depuis la loi ALUR du 24 juillet 2014, le changement d’une chaudière collective requiert la majorité simple et non plus absolue s’il contribue à l’amélioration de l’efficacité énergétique de l’immeuble. Cela facilite l’engagement de ces travaux.

Gérer l’eau chaude sanitaire

On estime que l’acheminement de l’eau chaude de la chaufferie jusqu’aux émetteurs individuels provoque une perte d’environ 20% des calories de l’eau chaude. Ce phénomène est principalement dû à la longueur des tuyauteries et à leur mauvaise isolation.

La technique d’installation des canalisations joue également un rôle important dans la consommation d’énergie. Il existe deux techniques pour distribuer l’eau jusqu’aux éviers et robinets :

  • la technique de calorifugeage des canalisations ;
  • la technique de bouclage des canalisations.

Avec cette deuxième technique, l’eau circule en permanence grâce à un circuit en boucle. Ceci permet d’éviter le gaspillage d’eau lié au temps d’attente de réchauffement. Cependant, comme il faut conserver une eau suffisamment chaude pendant une longue durée, le bouclage consomme deux fois plus d’énergie.

Afin de faire des économies et à la fois un geste important pour la planète, vous pouvez installer un chauffe-eau solaire collectif. Selon l’ADEME, la production d’eau chaude solaire permet d’assurer 60% des besoins d’une copropriété. A noter que pour faire face aux périodes à faible ensoleillement, il est nécessaire de disposer d’un système de production d’eau chaude d’appoint, comme une chaudière à gaz, pompe à chaleur centralisée…

Installer des compteurs individuels

Si l’installation de chauffage au gaz de votre copropriété est collective, il est indispensable d’équiper chaque logement d’un compteur individuel. Cela est d’ailleurs une obligation réglementaire depuis le décret n° 2016-710 du 31 mai 2016 relatif à la détermination individuelle de la quantité de chaleur consommée et à la répartition des frais de chauffage dans les immeubles collectifs. Depuis ce décret, pris en application de la loi de 2015 sur la transition énergétique, toutes les copropriétés doivent en être équipées depuis le 25 octobre 2020. Si ce n’est pas le cas, il est urgent d’inscrire à l’ordre du jour ces travaux.

La pose de compteurs permettant l’individualisation des frais de chauffage permet de sensibiliser les occupants d’un immeuble à leur propre consommation. Avant celle-ci, les factures de gaz étaient bien souvent réparties au prorata des tantièmes appartenant à chaque copropriétaire.

Bon à savoir : Comment sont votés ces travaux ?

L’installation des compteurs individuels est votée en Assemblée générale des copropriétaires et requiert la majorité simple. Le coût des travaux est à la charge copropriétaires.

Réaliser des travaux d’isolation

Une bonne isolation est une des clés pour réduire, de manière significative, sa facture de gaz. Plusieurs travaux peuvent être planifiés pour améliorer l’isolation d’un bâtiment : 

  • L’isolation thermique de la toiture ;
  • L’isolation de la façade par l’extérieur ;
  • Le traitement des ponts thermiques (point de jonction, souvent entre les murs et les planchers, où l’isolation n’est pas continue, provoquant des fuites de chaleur);
  • Le remplacement des parois vitrées par un double vitrage performant ;
  • L’isolation du réseau de chauffage collectif.

Avec une isolation performante, vos besoins en chauffage seront diminués, ce qui ne manquera pas de se traduire par une baisse de votre facture de gaz.

N’hésitez pas à recourir au dispositif MaPrimeRénov’Copro

Les travaux évoqués ci-dessus peuvent être engagés seuls ou compris dans une rénovation plus profonde de la copropriété. Dans ce cas, sachez que, depuis le 1er janvier 2020, l’ensemble des copropriétés comprenant au moins 75 % de lots d’habitation principale sont éligibles au dispositif MaPrimeRénov’Copro. Celle-ci est versée au syndicat de copropriétaires qui engage des travaux de rénovation globale améliorant la performance énergétique du bâtiment d’au moins 35 %.

Son montant est le suivant : 

  • 25 % de la quote-part des travaux dans la limite de 3750 € par logement ;
  • Une aide complémentaire de 500 € par logement si la copropriété à une étiquette énergétique F ou G ;
  • Une aide supplémentaire de 3000 € par logement dans les copropriétés en difficulté ou situées dans un quartier en renouvellement urbain (NRNRU) ;
  • Une aide pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) limitée à 30 % du coût de la prestation et 180 € par logement.

Bon à savoir : La copropriété peut bénéficier d’un éco-PTZ (éco-prêt à taux zéro)

Celui-ci permet de financer certains travaux de rénovation énergétique dans les parties communes comme privatives. Il peut s’élever jusqu’à 30 000 € par logement si le syndicat des copropriétaires engage trois actions de travaux.

Il est possible de faire un éco-PTZ collectif à adhésion individuelle pour les copropriétaires intéressés. Dans ce cas, le prêt est accordé au syndicat des copropriétaires et on évite l’analyse des comptes de la copropriété.

Si l’éco-PTZ est souscrit au nom de la copropriété, l’analyse des comptes sera indispensable et le syndic doit détenir son compte bancaire dans l’établissement de crédit.

Notez qu’il existe également des aides accordées par les collectivités locales. Il est conseillé de se renseigner auprès du conseil régional et départemental, mais aussi auprès des associations. Les agences SOLIHA accompagnent les copropriétés dans l’identification des aides.

La réduction de la consommation énergétique des copropriétés est un enjeu majeur. Des travaux de rénovation sont essentiels pour poursuivre cet objectif mais, pour être pleinement efficaces, ils doivent être couplés avec une adaptation des pratiques. Les syndicats de copropriétaires doivent sensibiliser les occupants à un bon usage du chauffage. Il existe des programmes gratuits comme « Les copros vertes », destinés à la sensibilisation des syndicats et les copropriétaires à la rénovation énergétique.

Le conseil d’Endesa : Pour faire des économies sur votre facture d’énergie n’hésitez pas à comparer les différentes offres des fournisseurs sur le marché. Nous pouvons également vous aider à réaliser des économies substantielles avec un contrat d’énergie adapté.

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